Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 03:34
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Kepler Track


Nous voici prets, en ce doux matin du 5 fevrier de l'an 2010, a entamer les 70 kms du Kepler Track, rando de la region des Fjordlands mondialement connue tant la beaute des paysages traverses n'a d'egal que...n'a d'egal.
Copy of DSC05182James Mc Kerrow, un des premiers explorateurs de la region, donna le nom de Kepler a cette chaine de montagnes, en hommage a Johannes Kepler, celebre astronome allemand du XVII siecle. Ce meme J. Mc Kerrow fut le 1er a la traverser, ouvrant ainsi la voie a des generations de randonneurs. Bien lui en a pris ! C'est maintenant une manne touristique bien rentable pour la Nouvelle Zelande, car il faut savoir qu'en pleine saison, c'est a dire de decembre a mai, le prix d'une nuit en hutte est exhorbitant (environ 30 euros). Mais c'est pittoresque, me diriez-vous a raison, quoique permettez moi d'etre surpris par cette prise de position tout a fait incongrue, et je vous repondrai certes ! Mais dormir dans une cabane en bois plus ou moins delabree, harasse par 10 heures de marche, fatigue par les ronflements incessants de voisins de dortoir que l'on ne connait meme pas, pour ce prix la, est-ce bien raisonnable ?

C'est donc avec la tente que nous decidames de partir, lourdement lestes pour 4 jours de marche. En effet, entre la nourriture, notre gaz cooker, les matelats et autres objets indispensables, le poids du sac est forcement eleve...Bref, c'est donc equipes comme des alpinistes charentais que nous commencames l'ascension.

Ha, mes amis, quelle vue ! Apres quelques heures de marche, nous pumes profiter de paysages grandioses ainsi perches au milieu des montagnes et des lacs. Les mots sont ici bien derisoires pour decrire l'immensite dans laquelle nous baignions et l'eternel emerveillement de nos cortex devant le spectacle offert si genereusement par Dame Nature.

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Au bout du track nous attendait un repas bien merite (nous fumes a court de mets, vers la faim...). Nous reprimes alors route vers le Nord, via Milford Sounds et ses fantastiques fjords.

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Nous primes alors un certain temps pour remonter par la cote ouest, etroite bande de terre qui s'etend sur environ 500 kms, coincee entre la mer Tasman et les Southern Alps. Ici, moults precipitations, d'ou une vegetation tres dense. C'est aussi dans ces environs que les Maoris, quelques siecles auparavant, ont extrait le precieux Punami, ou Greenstone, ou encore Jade.




P1020528GR324 - New Zealand (Maori) - Greenstone Hei-Tiki with moth





















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Nous arrivames donc environ 10 jours plus tard dans la magnifique region de Nelson, tout a fait au nord de l'ile du Sud. Le climat quasi tropical de l'endroit nous permit de profiter pleinement des plages au sable fin, ou les collines couvertes de bush ( c'est le nom local pour designer la jungle, rien a voir avec un celebre homme politique etats-unien investi dans la recherche petroliere ) se jettent dans une eau transparente. Encore quelques jours de vacances et de visite, et nous pumes nous poser a Upper Moutere dans une ferme biologique d'ou nous ecrivons ces quelques lignes.




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Farming

P1020872Nous voici donc pour quinze jours dans une ferme bio a Upper Moutere pres de Nelson. C'est donc motives que nous commencons le travail : ici, il y a toujours un truc a faire - defricher les mauvaises herbes, recolter les legumes (120 kg de patates cette semaine), reparer une cloture, preparer les repas, donner eau et nourriture au betail ( chevres, moutons, vaches...), nettoyer l'enclos a chevres, traire les chevres, s'occuper des petits, faire du fromage,  vendre les divers produits au doux parfum au marche de Nelson, aller chercher des baies d'aubepine pour en faire des semis, faire le pain, cueillir le basilic, boire une biere au pub du coin (le plus ancien de Nouvelle Zelande), P1020891laver les salades...Bref. Nous ne manquons pas d'activites.

La, nous prenons tout de meme le temps d'apprecier les joies d'une vie de fermier.
Etre ainsi aux cotes de DaP1020885me Nature (encore elle) a quelque chose d'enrichissant. Ha ! Quelle generosite ! Ici, et ce malgre la penurie d'eau actuelle, tout pousse demesurement, d'ou l'incessante redondance du desherbage...De plus, cette ferme etant agree bio, il est bien impossible pour nos hotes d'utiliser chimie afin de parvenir a leur fin, et ce n'est pas faute de leur avoir propose ! Je leur ai demande pourquoi ils ne se lancaient pas dans le commerce du petrole, bien plus rentable de nos jours qu'une  pauvre laitue bouffee par les vers...ils n'ont pas compris.


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fin



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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 02:14
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Voila deux mois que nous sillonnons les routes de l'Ile du Sud. On nous avait decrit une terre sauvage aux reliefs contrastes, balayee par de puissants vents marins desquels filtrait une lumiere bien particuliere, notamment lors des ciels etoiles. Une terre de contrastes donc ou la presence humaine, en dehors des periodes estivales qui charrient leurs cars de touristes, se limite a 1 million d'habitants dont la moitie concentree a Christchurch, principale ville de l'ile...
Des massifs montagneux aux regions semi desertiques, des plaines du Canterbury au littoral dechiquete des Catlins, les paysages sont deconcertants de diversite et invitent a toujours pousser un peu plus loin la route...

. Wwoofing chez Honey

P1010316Fraichement debarques du ferry a Picton, nous primes route vers le sud en direction de Chirstchuch. Apres une courte pause dans la ville faite de flaneries et autres deambulations touristicatoires, nous restames quelques jours dans la peninsule voisine portant le doux nom mais neanmoins exotique de Banks Penisula. Les paysages s'offrant a nous furent merveilleux de beaute. C'est ici que, jadis, une colonie de francais s'installa, dans le but bien noble - mais neanmoins barbare - de s'approprier cette terre et ce pays, encore neuf a l'epoque. Mais apres quelques rixes franco-anglaises, nos colons deciderent d'abandonner le pays, et partirent voguer vers de nouveaux horizons. La Nouvelle Zelande aurait pu etre francaise. Cela nous aurait facilite la tache, notamment au niveau de la langue ( car il faut savoir qu'ici, les gens ne comprennent rien au francais, c'est pourquoi ils parlent tous anglais ).27
Bref, nous reprimes route vers le sud en direction de Dusandel,ou nous passames une semaine chez Honey Andersen, sympathique sextuagenaire vivant seule dans sa villa avec son chien Tama. Nous nous occupames de l'entretien du jardin, ainsi que de la realisation d'une serre. Le travail fut agreable, agremente de repas somptueux dans une ambiance chaleureuse, prompte aux francs eclats de rire et autres recits reciproques.
Mais le temps passa, et comme l'a si justement souligne Gerard d'Aboville dans ses memoires, il faut reprendre la route.





. Between the moutains and the lakes

P1010424Nous la reprenons donc direction le sud, toujours. Cette fois, nous delaissons le littoral au profit des terres avec un objectif en tete : apercevoir le Mont Cook, toit du pays du haut de ses 3800 metres. Sur le chemin, nous decouvrons le lac Tekapo dont les eaux turquoises offrent un magnifique reflet aux monts enneiges qui l'entourent. Au pied du Mont Cook, le vent glacial qui souffle dans la vallee rappelle la force des elements qui ont faconne ces contrees sauvages...







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. Cherries passion


P1010853Nous arrivames plein d'espoir a Alexandra dans le but de trouver un travail. Apres quelques prospections infructeuses, nous etablimes notre campement dans un camping aux tarifs derisoires ( env. 1,5 euros par nuit ), mais au confort precaire ( 1 toilette, 1 point d'eau, 1 riviere et c'est tout ). Nous fimes ici quelques bonnes rencontres, dont l'une d'entre elles nous aida a trouver travail dans la ceuillette de cerises. Nous enchainames donc 5 semaines de ramassage (dont 20 jours consecutifs), ou notre quotidien se partagea entre travail intense ( parfois sous 40 degres) et petits aperos le soir, parfois tardifs. Ce fut vie communautaire, et nous savons (pas seulement de Marseille) que le communisme a ses limites ! Enfin, ce fut donc fatigues mais heureux que nous reprimes route, toujours vers le sud. Pour citer a nouveau l'excellente oeuvre de notre marin sus-cite, "on n'est pas d'ici".

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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 03:45


Tongariro Alpine Crossing. Nous y voila. Il est presque neuf heures. Bringuebales au fil du sentier caillouteux que notre shutlle vient d'emprunter, nous regardons le paysage defiler. Derriere les nuages de poussiere que le conducteur se fait un plaisir de soulever, nous devinons la silhouette robuste du Mont Ruapehu.  Du haut de ses 2800 metres, drape dans son manteau blanc, il semble sieger tranquillement tel un roi au centre de sa cour. Pour lui, l'ile du Nord. Illusion fallacieuse... Dans ses trefonds rocheux, se tapit en realite l'un des volcans le plus actif du pays dont la derniere coulee de boue a emporte le train en provenance de Wellington et sa centaine de passagers. Une veille de Noel dans les annees 1950. Mauvais endroit, mauvais moment. C'est dire si les palpitations intimes du Mont Ruapheu et de ses deux congeneres, le Mont Tongariro et le Mont Ngauruhoe sont observees a la loupe...Beaucoup plus tot, en l'an 186, une gigantesque eruption a complement remodele le visage du centre de l'ile du Nord, donnant naissance au plus grand lac du pays - 619 km2 de superficie- le lac Taupo....

Au bout du sentier, le shuttle s'arrete sur ce qui ressemble a un parking. Autour, d'autres shuttles, d'autres cars, d'autres gens... Le regard tourne vers le sommet de la montagne, nous constatons avec depit la horde de touristes qui a deja entame l'ascension de ce qui est considere comme la randonnee la plus populaire de l'ile du Nord. Les lacets solidement attaches, le sac a dos bien cale, nous nous faufilons donc entre les Tcheques et les Allemands. Et  jouons la vitesse. Vainement. Plus haut encore d'autres randonneurs. Changement de strategie ; nous decidons d'attendre et ceder la place a ce qui nous semble etre la derniere grappe itinerante. Vain encore. D'autres randonneurs se font entendre. On le savait deja, ca se confirme, nous ne sommes pas seuls au monde !! Anyway. A nous de choisir ce que l'on veut bien voir... Les yeux rives au sommet, nous enchainons les foulees. Legeres au depart,  puis plus lourdes au fil du denivele qui s'accentue. Le coeur battant et la respiration parfois coupee, nous poursuivons notre ascension dans un paysage de roches et  de lave sechee. Quelques kilometres plus loin, nous parvenons a notre premiere etape ; le South Crater perche a 1600 metres. Toujours de la roche. Nous avancons sur ce plateau desertique, la neige est maintenant a portee de main.
















Malgre le soleil, le vent nous saisit. Nous enfoncons nos bonnets sur nos oreilles en souriant aux messages preventifs delivres par les DOC, centre d'information des parcs nationaux ; 'becareful, the weather can change very quickly on the mountain, you have to anticipate..." Nous avons meme fini par acheter une couverture de survie. C'est dire si le message est passe... Les oreilles bien au chaud, nous arrivons donc au pied d'une sorte de 'mini-falaise'. Le vent souffle toujours  plus fort. En nous aidant desormais de nos mains, nous poursuivons l' ascension. Vertigineuse. La montagne ne laisse pas le droit a l'erreur...Le souffle coupe par les rafales de vent, nous finissons par franchir ce dernier obstacle ; le Mont Tongariro est tout proche, majestueux. Nous sommes a 1900 metres d'altitude.



Quelques centaines de metres plus loin, le Red Crater se devine. Son nom lui va a merveille. La lave sechee a colore les entrailles tres speciales de cette curiosite geologique sur laquelle les mots glissent. Incroyable. Et le spectacle ne s'arrete pas la ; on comprend mieux le titre donne a cette randonnee... Au pied du cratere, trois lacs emeraudes scintillent. Toute une palette oscillant du bleu au vert se reflete dans ces eaux improbables en plein territoire lunaire. Ici et la des volutes de fumee s'echappent. Une odeur d'oeufs pourris vient nous chatouiller les narines. Du souffre. Temoin de l'activite volcanique du mont. Apres une pause mystico-lunch, nous reprenons la route, un autre lac nous attend, le bleu turquoise a remplace l'emeraude...
















L'ascension est desormais derriere nous, reste le reste...le retour. Le sentier sillonne le versant de la montagne offrant des panoramas saisissants de la region ; nous apercevons ainsi le lac Taupo perche entre terre et ciel...Les muscles sont douloureux, le sac lourd, la couverture de survie n'aura pas servi...Devant nous une derniere foret a traverser, derriere des gloussements de jeunes adolescentes qui ont confondu leurs chaussures de rando avec leurs balerines...Les poules continuent a deployer leur capacite sonore. Incongru dans un lieu qui invite davantage au receuillement qu'a l'exhibition. Nous accelerons. Peut-etre que c'est cela au fond ce que nous cherchons dans ces ascensions. Au-dela de l'effort physique, apprendre a se detacher pour mieux se recentrer...Fin de la randonnee. Il est 16 heures. Au bout, toute la horde de randonneurs est la, repue, allongee, a attendre son car. Notre shuttle arrive, nous montons. Face a nous, deux Francais engagent la conversation. Tiens, cela faisait longtemps...




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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 04:12

null Derriere nous, Hawkes Bay, la plage et la ville. Sous une pluie battante, nous quittons ces rivages presque familiers pour penetrer l'interieur des terres, plus au nord. Les pneus de notre nouveau compagnon de voyage - un van toyota presque aussi age que nous...- avalent la route qui sillonne les versants des montagnes. A peine une demi heure ecoulee  et deja l'environnement n'est plus le meme. Le moteur crache ses quelques exces, la vitesse se tasse, ralentit, puis repart. Le col est passe. A travers le rideau de pluie, des vallees se distinguent, dans leur creux, une riviere, gonflee a bloc de ce don du ciel, menace de ses courants.  Napier et ses 50 000 habitants sont bien derriere. Seuls quelques villages isoles et les troupeaux croises ici et la laissent supposer une presence humaine.


Trois cent kilometres plus loin, l'asphalte cher a nos pneus cede la place a un chemin entre terre et graviers. L'ascension continue sur un sentier desormais boueux.  Dernier lacet, sous le ciel bas et epais, la specificite geologique de la region se devine. Fugitive d'abord, cachee par des remparts vegetatifs. Puis evidente. Nous voila arrives au lake Waikaremoana.  En plein coeur du quatrieme plus grand pac national du pays, le Te Urewera Park. Une petite merveille que l'on doit a un glissement de terrain survenu il y a quelques 2000 ans.
L'endroit balaye par la pluie, qui n'a pas cesse, est desert. Seuls en pleine nature.


null Chanceux nous sommes, au petit matin, le soleil que l'on n'osait plus attendre, innonde le lieu de ses rayons... Le sac accroche aux epaules, nous partons aussitot entamer notre premiere vraie rando du pays et otpimiser ce sursis meteorologique... Six heures dans un bush incroyable, foret entierement vierge par endroits, du vert dans tous les sens. Vertigineux. Des arbres dont les racines semblent s'elever du sol a force de volonte, d'autres dont le tronc se divise etrangement a leur base pour s'embrasser de nouveau quelques metres plus haut, se melant aux lianes epaisses. Et d'autres encore dont la circonference, proche de treize metres, laisse songeur... A chaque sentier, sa curiosite. Dans un silence quasi-religieux. Seuls quelques oiseaux pour rompre cette harmonie sonore de cris difficilement descriptibles, a mi-chemin entre un radio-reveil et R2-D2 allumant son ordinateur. Difficilement descriptible donc !


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Le lendemain, un nouveau torrent de pluie nous oblige a passer l'apres-midi dans le van. Reclus dans notre habitat motorise, nous essayons de cultiver notre optimisme a l'aide de yams et de lecture... Trois heures plus tard, nous decidons d'aller boire un cafe dans un endroit chaud, propice a la rencontre avec les locaux. Mais il faut croire que les gars du coin n'ont pas forcement envie de discutailler avec le flot de touristes qui doit probablement debarquer en meme temps que l'ete. Apres avoir arpente toutes les rues de ce qui s'apparentait au seul village rencontre sur un perimetre d'une cinquantaine de kilometres, force est de constater que le lieu recherche n'existe pas. Surprenant constat... Retour au yam. 

null Apres une nuit bercee au son de l'eau, le soleil pointe de nouveau son nez. Parfait pour la rando que l'on envisageait, le depart de la Great Walks du lac, l'une des plus belles randonnees du pays, en tout cas labellisee comme telle, avec huit autres. Le souffle presque coupe et le coeur battant, nous entamons la premiere tranche du circuit. Ardue. Un peu plus d'une heure d'ascension ininterrompue avant d'apercevoir un panorama qui donne au label pre-cite toute sa justification. Contemplation. Silence. Perception de l'instant. Sensations du lieu.




















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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 04:19

 

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Premier contact via les ondes telephoniques. La communication est hesitante. Hasardeuse. Et finalement concluante. Le langage des signes n'aura, cette fois-ci, pas ete necessaire a une bonne - encore quoique relative...- communication. Bref, nous voila avec notre premier rendez-vous wwoofing en vue. Muni de tout notre attirail, nous debarquons donc chez Julie et Paul, dont la propriete compte parmi tout ses attraits, celui de se situer a une dizaine de minutes de Havelock et donc - pour ceux qui ont suivi...- de chez Guigui et Esther qu'on n'a pas vraiment envie de lacher pour le moment tant c'est agreable de pouvoir echanger, profiter....Au-dela de deux soirees.


null Julie, Paul et Poopy, leur chien, nous accueillent donc avec chaleur, particulierement Pooppy d'ailleurs...Et s'en vont nous faire une visite guidee des lieux. Magnifiques. L'adjectif risque d'etre redondant au fil des articles ! Situee au pied du fameux Te Mata Peak, leur propriete s'etire sur une petite dizaine d'hectares. Des vallons de verdure - toujours ce meme vert qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin anime - ou cohabitent vaches, taureau, fleurs, oliviers, poules et.. mauvaises herbes. Car c'est bien la l'objet principal de notre mission ; entretenir le luxuriant jardin en faisant la chasse a tous les ennemis qui lui lancent l'assaut quotidiennement...Le mot est bien pese ; avec son sol quasi neuf et son climat engageant, la terre se montre ici tres fertile. Et c'est presque un euphemisme tant la croissance
des arbres pour ne parler que d'eux est impressionnante.


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Bref, nous voila donc transformes en jardiniers amateurs depuis une dizaine de jours. Beches, pelles et rateaux sont  les nouveaux compagnons de notre quotidien, tres tranquille. Paul et Julie travaillent en effet tous les jours de la semaine ainsi que le samedi (!!) ,  precision non negligeable ; ils approchent tous les deux de la retraite, ici possible, a 65 ans...Nous ne les voyons donc que le soir, la fourchette dans nos patates et les yeux  dans les leurs pour tenter de depasser encore un peu plus cette embarassante barriere de la langue. D'autant plus embarassante quand Paul laisse libre cours a son accent du cru... Voila pour le contexte. null
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Et comme on l'avait deja ressenti a notre arrivee, le contact entre les gens s'avere naturel, fluide. Pas de memoire collective a l'europeenne facon lutte des classes pour encombrer les rapports avec l'autre, la societe neo-zelandaise est sans doute trop recente pour cela. Et elle semble se construire -en tout cas pour ce qu'on en a vu- sur un mode plutot decloisonne.


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